Ces derniers mois, il y a eu une escalade de la violence le long de la clôture de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, notamment des émeutes violentes, l'incident le plus grave depuis l'Opération Bordure Protectrice en 2014. En dehors de ces émeutes, des membres du Hamas ont utilisé des cerfs-volants en feu et des ballons incendiaires pour brûler les terres israéliennes. Plus de 3200 hectares de terres ont déjà été brûlés, environ 11 incendies chaque jour.

Au cours de ces émeutes menées par le Hamas, un sniper de la bande de Gaza a tué par balle le sergent-chef Aviv Levi. En réponse, les avions de combat de l’Armée de l’Air ont frappé plus de 60 cibles terroristes du Hamas, cette stratégie visant à endommager de manière significative les capacités de combat du Hamas. Face à ces tensions, cela amène à se demander comment les relations entre Israël et Gaza sont arrivées à ce point.

Après des années d’attaques contre des civils israéliens, Israël s'est retiré unilatéralement de la bande de Gaza au cours de l'été 2005. Tous les postes militaires de Tsahal ont été retirés et plus de 9 000 citoyens israéliens vivant dans 25 localités ont été expulsés.

Le Premier ministre Ariel Sharon, en poste à l’époque, a pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies, exprimant l’espoir d’un avenir meilleur pour les civils de Gaza. “La fin du contrôle et de la responsabilité d’Israël sur la bande de Gaza permet aux Palestiniens, s’ils le souhaitent, de développer leur économie et de construire une société de paix, libre, respectueuse des lois et adhérant aux principes démocratiques », a-t-il déclaré.

 

Avant d'être expulsées, les localités juives de la bande de Gaza possédaient des milliers de serres et avaient une économie agricole florissante. Après leur expulsion, 3 000 de ces serres ont été laissées pour aider à relancer l'économie de Gaza. Malheureusement, peu après le retrait d’Israël de Gaza, les serres ont été pillées et une partie du matériel a été transformé en roquettes qui ont ensuite été tirées sur Israël.

Immédiatement après l’élection du Hamas en 2007, d’énormes quantités de munitions ont été introduites illégalement à Gaza. Cela comprenait 31 tonnes de matériel explosif et 14 000 fusils. De plus, durant la première année du règne du Hamas, des centaines de roquettes ont été tirées sur Israël. Le cabinet de sécurité israélien a ensuite déclaré que la bande de Gaza était un territoire hostile.

Les années suivantes, le Hamas a continué à abuser des fonds à Gaza. Plus de 120 millions de dollars de béton destinés à l’origine à la construction d’infrastructures civiles, ont été détournés et utilisés pour construire des tunnels terroristes et infiltrer Israël. Ces tunnels ont été utilisés dès 2006 lors de l'enlèvement de Gilad Shalit.

Depuis, le Hamas a continué à gaspiller du béton dans ces tunnels terroristes et dans le processus de construction, il a tué plus de 400 Palestiniens, dont au moins 160 enfants. Des tentatives ont été faites pour faire passer en contrebande des armes à Gaza via la mer Méditerranée, ce qui a conduit à l'imposition d'un blocus naval légal. Par ailleurs, les tirs de roquettes et d'obus de mortier ont continué, causant dommages et traumatismes en particulier aux résidents du sud d'Israël. Ceci a conduit au développement du système de défense aérienne Dôme de Fer.

Aujourd'hui, les relations entre Israël et Gaza restent tendues. Pourtant, les civils de Gaza sont toujours autorisés à entrer en Israël pour recevoir des soins médicaux, prier, étudier, voyager et travailler quotidiennement. Israël facilite régulièrement le transfert de biens humanitaires dans la bande de Gaza par le point de passage Kerem Shalom, même en période de conflit, y compris pendant l'Opération Bordure Protectrice en 2014.

Le Hamas reste responsable du contrôle de la bande de Gaza et continue de placer ses objectifs de terrorisme au-dessus des besoins de sa population. L’organisation terroriste continue d’inciter à la violence et détourne l’aide humanitaire à des fins terroristes. Les soldats de Tsahal continueront d’opérer si nécessaire pour assurer la sécurité de l’État d’Israël et sont prêts à défendre les civils israéliens et la souveraineté d’Israël.